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Colloque

L’avenir de la rénovation urbaine avec les habitants 
Vendredi 12 juin 2015 au Palais du Luxembourg (Sénat) 

Communiqué de presse

Vendredi 12 juin au Sénat, L’union Régionale Ile de France de La Confédération Syndicale des Familles (URIF/CSF) a réuni ses militants pour débattre avec des représentants des bailleurs de logement social et des élus locaux et nationaux de l’avenir de la rénovation urbaine avec les habitants.
La rencontre s’est située à la veille de la semaine nationale des HLM sur le thème « les HLM, fabriques de vies actives », et le jour même de la publication du décret d’application de la loi ALUR. Elle a montré la part déterminante que prend la vie associative, en dialogue avec les pouvoirs publics et les organisations publiques ou privées,  dans l’élaboration, le suivi et l’évaluation des décisions prises en rénovation urbaine.

La participation des habitants :
Pour une réussite du processus de rénovation urbaine,
Pour une politique socialement acceptable,
Pour une démocratie renouvelée.

Alain Richard, sénateur-maire de Saint-Ouen-l’Aumône, a ouvert le journée. La concertation, lorsqu’elle est menée le plus tôt possible, est un gage de réussite des politiques publiques, d’amélioration des savoir-faire des acteurs, de bonification des territoires. Elle contribue à donner une image positive des quartiers et de leurs habitants. Les associations et les méthodes qu’elles emploient sont utiles et nécessaires pour valoriser l’expertise des locataires et la place des citoyens dans la démocratie.

Dialoguant avec leurs interlocuteurs représentant l’USH et l’ANRU1, et Jean-Louis Marsac, maire de Villiers-le-Bel (95), les participants réunis par La CSF ont questionné la finalité de la rénovation urbaine au regard du surcoût de charges et de l’érosion du pouvoir d’achat des familles, à la relégation de celles-ci dans des quartiers enclavés, éloignés des bassins d’emploi. Ils regrettent le manque de considération et de soutien apporté au travail des associations qui accompagnent les familles.

François Pupponi, président de l’ANRU, a rappelé les avancées de la loi Lamy : « sans concertation préalable avec les habitants, les contrats de ville ne seront pas signés et les rénovations ne seront pas menées. » Il annonce que l’ANRU II sera dotée d’une expertise capable de conduire des simulations pour évaluer les conséquences concrètes de son action dans la vie quotidienne des foyers (loyer et charges). Le retour sur investissement des 60 milliards prévus pour l’ANRU II exige que tous, bailleurs, élus, société civile soient vigilants à ce que ce patrimoine urbain et social soit entretenu et préservé.
Construisons ensemble les intérêts communs de nos familles, de nos quartiers et de nos villes.

La CSF et avec elle les associations d’éducation populaire, les Centres sociaux, les collectifs citoyens réunis dans la coordination des « pas sans nous » sont résolus à défendre les familles, à partager dans une dynamique collective des constats, des revendications, des propositions sur le logement. Plus largement, c’est le vivre ensemble, la citoyenneté et la démocratie  qu’ils contribuent à construire quotidiennement. Leurs expériences passées, dans l’ANRU I par exemple, montrent qu’ils se situent face à face avec les institutions et que de ce conflit créatif naissent les conditions de la coopération dans une société plus solidaire.

Daniel Goldberg, député de Seine–Saint-Denis, rapporteur de la loi ALUR rappelle qu’elle est un combat pour l’encadrement des loyers, l’observatoire de l’habitat, la régulation du marché. Les changements en cours dans la gouvernance de la Cité doivent être soutenus par un véritable Plan République, appuyé sur un réseau local d’adultes formés pour organiser la parole des habitants apeurés et humiliés, intégrant la place des quartiers dans les villes et les agglomérations, refusant la ghettoïsation des riches et des pauvres, équilibrant l’activité économique dans les territoires.

Il valide les pistes proposées par La CSF présentées par Aminata Koné, secrétaire générale de la qui a conclu la journée en proposant les lignes directrices pourl’avenir de la rénovation urbaine.
« La part grandissante du coût du loyer dans le budget des familles et l’amenuisement du reste à vivre est insupportable : cela a des répercussions sur la santé, les loisirs et la culture, l’éducation et la parentalité ». La politique de logement n’a de sens que si elle s’accompagne d’un développement économique dans les quartiers populaire. Leurs habitants doivent être dotés d’une mobilité accrue pour accéder aux qualifications et aux bassins d’emploi. Aux côtés des investisseurs publics, les partenaires privés doivent être impliqués dans l’édification d’un service de qualité : c’est toute la communauté qui doit se mobiliser dans cet engagement politique qui intéresse l’ensemble de la ville.

   • Affirmation et articulation des lois Lamy et ALUR pour leur appropriation par tous les acteurs ; Légitimation du pouvoir d’agir des citoyens, en amont des politiques.

   • Désenclavement des quartiers d’habitat social par un urbanisme favorisant leur perméabilité, une mixité fonctionnelle par l’insertion d’entreprises, de services et d’équipements, l’amélioration des transports vers les bassins d’emploi, Vigilance accrue sur les effets de la résidentialisation.


   • Orientation de la politique de la ville vers une politique de droit commun par arrêt du saupoudrage et des particularismes. Prévention et travail sur la place des jeunes, acteurs de la ville de demain. Soutien aux politiques de santé, culture, éducation.

Contact presse

Célestine CASSE
Secrétaire confédérale
Tél. : 06 73 20 30 73



[1] Béatrix Mora, directrice des politiques urbaines et sociales à l’Union sociale pour l’habitat ;  Chantal Talland, directrice de l’Ecole du renouvellement urbain ; Fabrice Peigney coordonnateur de l’évaluation « Mon quartier a changé ! » sur huit quartiers dont la rénovation était en voie d’achèvement ; Christophe Noyé, géographe

 Colloque_juin_CSF_12_juin.pdf